jeudi 4 janvier 2018

Freaks' Squeele Funérailles, tomes 3 et 4 - Florent Maudoux



J'allais m'apprêter à écrire une chronique sur les quatre tomes parus de Funérailles, le spin off du comics Freaks' Squeele, quand une petite voix m'a dit.... "tu n'aurais pas déjà écris des chroniques dessus ?".


Effectivement, un article assez complet et similaire à ce que j'allais vous raconter a déjà été publié ici . Je vais éviter de radoter, et me contenter de vous donner de bonnes raisons de lire cette série :


  • elle est belle que ce soit le livre-objet ou les illustrations, le papier, la tranche noire... c'est un livre magnifique.
  • l'histoire est remplie de références, à la fois historiques (Jeanne d'Arc, la mythologie scandinave, le groupe Anonymous) et culturelles (des tableaux de maîtres qui sont parodiés, Batman que l'on aperçoit quelques fois, Assassins' Creed, mais aussi des visages d'acteurs comme celui de Nathalie Portman que l'on peut reconnaître dans un personnage).
    Je suis sûre que chaque lecteur en relèvera des différentes selon sa propre culture générale, et c'est ce qui est génial. L'auteur les glisse comme des clins d'oeils, que tous ne sauront pas relever.
  • l'histoire est sombre, complexe, violente, mais aussi très drôle, à condition d'aimer l'humour gras et noir. Je n'ai que très peu ressenti ça dans une lecture de comics. On a l'impression que l'auteur prend le lecteur au sérieux, mais en même temps qu'il fait tout l'inverse : tout ceci n'est qu'une grosse rigolade, son histoire est un moyen de raconter des blagues et de faire des références à la pop culture. Il en sort une impression générale que Florent Maudoux est un génie.
Les tomes 1 et 2 (déjà chroniqué) forment avec le 3e un arc qui est appelé par l'auteur l'Arc Shonen. Je ne suis pas sûre de savoir ce qu'il entend par là, car le tome 4 est un peu à part, et la fin du 3e volume ne présage pas du tout la fin d'un Arc narratif, donc seul l'avenir nous dira ce qu'il en est de cette appélation.

Toujours est-il que ces trois premiers tomes sont une pure merveille, j'ai adoré les (re)lire et voir les personnages évoluer. Ils sont tous complets et attachants. L'histoire avance, les héros grandissent, et pourtant, on est encore bien loin de l'univers des Freaks' Squeele d'origine, où Funérailles a un rôle très important et très différent de celui qu'il a ici ! A vrai dire, les mondes de sa jeunesse et de sa "vieillesse" sont tellement différents qu'on se demande comment l'auteur va réussir à faire le lien avec cohérence.

Le tome 4, comme je l'ai dis, est à part : on y découvre l'histoire d'un personnage secondaire : Eve Van Helsing, qui nous permet d'aborder l'histoire des trois volumes précédents par un autre angle, avant de rejoindre le scénario principal. Je l'ai trouvé un peu en dessous du reste, étant donné l'attente qu'il y a eue entre la parution du tome 3 et du tome 4 : il fait l'effet d'une histoire de remplissage. J'espère que la suite sera à la hauteur (et aussi qu'elle ne sera pas trop longue, j'aime les histoires courtes et denses !) et qu'elle nous apportera plein de réponses sur ce personnages (qui est le meilleur de toute la saga).

Si je n'ai qu'une chose à dire : lisez cette série. Le spin off ou la saga d'origine, peu importe, Florent Maudoux est merveilleux.

lundi 1 janvier 2018

It's time for ze bilan !


2017 is over,
Welcome 2018

Encore une année s'achève, et c'est l'heure du petit bilan !
On ne peut pas vraiment dire que je sois très fière de cette année, côté livres.
(côté vie privée, ça a été parfait dans l'ensemble, en dehors de quelques zones d'ombres mais... ce n'est pas le sujet !)

Encore moins de lectures que les années précédentes, la tendance va en diminuant, et beaucoup trop qui ont été en lien avec mon boulot de libraire jeunesse. J'ai parfois l'impression de laisser de côté mon vrai plaisir de lectrice en enchaînant des livres qui ne me plaisent pas plus que ça, et en m'éloignant de mon véritable amour : l'imaginaire pour adultes. Mais l'avantage, c'est que quand j'y reviens, c'est un vrai bonheur, une bouffée d'oxygène. J'ai l'impression de rentrer à la maison après un long voyage.

Chose exceptionnelle, 2017 a commencé avec un policier, qui aura été le seul du reste de l'année.


J'ai lu 50 livres dont...

  • 18 livres pour adultes vs. 32 pour ados 
  • 18 livres pour moi vs. 32 pour le boulot (le fait que ce soient les mêmes chiffres est une coïncidence car ce ne sont pas forcément les mêmes titres)
  • 16 romans réalistes vs. 32 romans avec de l'imaginaire
  • 11 romans fantastiques vs. 10 romans Fantasy vs. 11 romans de science-fiction
  • 4 livres de littérature contemporaine
  • 2 livres qui n'étaient pas des romans
  • romances pour adultes
  • 1 livre policier
  • 1 livre "érotique" (entre guillemets, parce que vraiment... c'était mauvais).

Sur ces 50 livres...

  • J'ai eu 5 véritables coups de coeur :
Le Garde, le Poète et le Prisonnier de Lee Jung-myung,
The Name of the Wind de Patrick Rothfuss,
La Faucheuse de Neil Shusterman,
Shikanoko (tome 1tome 2) de Lian Hearn
Le Puits des Mémoires 1 de Gabriel Katz

  • 7 lectures ont été des grosses déceptions, alors que j'en attendais beaucoup plus.
  • J'avais oublié 7 lectures avant de relire leur titre (et je me souviens vaguement de l'intrigue)
  • 9 ont touché une corde sensible, notamment par un thème original, une histoire qui m'a touchée de près ou un sujet difficile.

Ce qu'on peut retenir de tout ça ? Je n'ai pas encore trouvé mon équilibre entre les livres que je lis pour mon plaisir personnel et ceux que je lis en tant que libraire. J'ai dévoré beaucoup de nouveautés, des titres dont je n'avais eu aucun retour, et dont beaucoup ont été des déceptions. Pas mal de lectures se ressemblaient, très peu étaient originales, et encore moins étaient de réels coups de coeurs.
Je suis plutôt déçue par cette année, car j'ai le sentiment d'avoir beaucoup perdu mon temps à lire des livres qui ne m'ont rien apporté. J'aime qu'un livre ait un rôle, même si ce n'est que de me divertir.
Lire, pour lire, ce n'est pas intéressant.

Comme ma situation professionnelle n'est pas amenée à changer, il va falloir que je trouve un moyen de me faire plus plaisir dans mes lectures, me mettre un peu moins la pression (ça ne mène qu'à des pannes de lecture) et prendre le temps de "rentrer à la maison" plus souvent.

Et vous, comment est votre blanquette bilan ?

En dehors des livres, cette année ça a aussi été la création d'un compte Instagram, où je lie ma passion de la lecture à celle de la photo. Pour l'instant, ce n'est qu'un début, et à l'avenir j'envisage d'utiliser mes photos pour illustrer les articles ici, plutôt que de simplement copier/coller la couverture de l'éditeur. Qu'est-ce que vous en pensez, chers lecteurs assidus ?


Et enfin, le mot de la fin.... excellente année à vous,
Puisse-t-elle être douce, pleine d'amour et de réussite, de belles lectures et de belles rencontres.


(Sur la photo, vous pouvez admirer la taille de ma PAL...
qui ne compte aucun service de presse, aucun livre "pour le travail", aucune BD ou manga, ni de beaux livres...
seulement ma PAL  principale !)

dimanche 31 décembre 2017

Les Gardiens de Ga'Hoole - Kathryn Lasky


Soren coule une enfance paisible dans la forêt de Tyto, le royaume des chouettes effraies. Mais de mystérieuses disparitions d'oeufs et d'oisillons perturbent la tranquillité des habitants. Alors qu'il tombe du nid, Soren est kidnappé à son tour et conduit au sinistre orphelinat de Saint-Aegolius. Des poussins venus de tous les royaumes y subissent un enseignement des plus étranges...
Soren et sa meilleure amie Gylfie n'ont qu'une envie : s'échapper et révéler au monde ce qui se trame entre ces murs. Mais pour cela, encore faudrait-il apprendre à voler...

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Bienvenus au monde des chouettes et des hiboux !
Depuis la sortie de l'adaptation cinématographique il y a déjà 7 ans (et que je n'ai pas vu), j'était très curieuse de découvrir l'univers des Gardiens de Ga'Hoole. Je ne suis pas très fan des animaux qui parlent, en dehors des Disney, donc j'étais sceptique quand à la possibilité de créer un univers passionnant autour des chouettes. La réédition des éditions Pocket Jeunesse a été l'occasion de ranger mes préjugés de côté et de découvrir cet univers dont j'ai entendu beaucoup de bien.

Je dois avouer que ... Ouah ! je ne m'attendais pas à ça du tout. Le style est fluide, beau, riche en vocabulaire mais suffisamment expliqué pour que les enfants puissent comprendre, un parfait équilibre entre simplicité et complexité. J'ai rarement lu des livres de Fantasy pour enfants qui soient aussi bien écrits.
L'histoire est surprenante et étonnamment captivante ; il faut dire que je ne correspond pas au lectorat visé, et pourtant j'ai été complètement happée par l'histoire. Je ne peux qu'imaginer la réaction d'une âme innocente à la lecture d'un texte pareil.

L'histoire est riche, mais abordée avec simplicité : l'auteure sait cultiver une certaine naïveté dans des événements qui sont violents et bouleversants pour les héros, tout en faisant réfléchir sur la société à la manière des meilleures dystopies ! Ce premier tome n'a rien à envier à des romans comme Le Meilleur des Mondes sur le thème du contrôle des naissances (je n'en dis pas plus, parce que c'est un peu un spoil en soi, mais franchement, j'étais clouée).

Le fait que les héros soient des chouettes permet de mettre de la distance par rapport à la critique de la société totalitaire qui est décrite et de permettre aux jeunes lecteurs de ne pas trop se projeter par rapport au monde réel, mais de réfléchir, de prendre du recul et développer un esprit critique.

Par contre, détail que j'ignorais jusqu'ici.... il faut mentionner avant de commencer cette série qu'elle comporte 15 tomes ! Même s'ils se lisent vite, ce n'est pas négligeable.
Je vais donc garder cette belle lecture dans un coin de ma tête pour la conseiller aux jeunes lecteurs que je croise, mais je n'irai pas au delà, car elle est beaucoup trop longue à mon goût !

jeudi 28 décembre 2017

Le Puits des Mémoires, tome 1 : La Traque - Gabriel Katz


Trois hommes se réveillent dans les débris d'un chariot accidenté en pleine montagne. Aucun d'eux n'a le moindre souvenir de son nom, de son passé, de la raison pour laquelle il se trouve là, en haillons, dans un pays inconnu. Sur leurs traces, une horde de guerriers, venus de l'autre bout du monde, mettra le royaume à feu et à sang pour les retrouver.
Fugitifs, mis à prix, impitoyablement traqués pour une raison mystérieuse, ils vont devoir survivre dans un monde où règnent la violence, les complots et la magie noire.

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En Fantasy, je suis chiante, exigeante, et très critique. Ce qui fait que lors de ma lecture de Aeternia de Gabriel Katz (avec lequel j'ai découvert l'auteur - et seul et unique livre qui aura eu droit à une critique vidéo de ma part) j'avais été déçue par un style trop léger, trop essentiel et auquel il manquait de belles descriptions de son univers.

Je ne sais pas si c'est l'année passée à lire essentiellement des romans pour ados, le fait de ne plus être une découverte de son écriture et de son univers... ou tout simplement parce qu'il est meilleur, en tout cas j'ai adoré La Traque.

Ce n'est pas un livre plein de surprises, qui révolutionne le genre, qui fera parler de lui pendant des décennies, mais c'est un premier roman de qualité (car oui, c'est le premier qu'il écrit et signe en son nom), à l'intrigue solide et qui a tout pour plaire.
L'histoire semble originale (ce n'est qu'un premier tome après tout, je vous donnerais mon avis définitif là dessus à la fin), efficace, pleine de rebondissements, et surtout : elle est abordable, facile à lire. Ca fait du bien ! Il n'essaie pas de créer un univers trop riche, il ne cherche pas à créer de nouvelles espèces de créatures, de faire un autre style de Fantasy que tout ce qui a déjà été fait. Ce n'est pas là dedans que vous allez trouver de l'originalité, mais dans le fond de l'histoire, et dans les personnages.

J'ai trouvé Karib, Olen et Nils très attanchants (surtout Nils), très profonds et construits, malgré le fait que eux-même ne sachent pas qui ils sont. Le lecteur est emmené dans ce monde amnésique en même temps qu'eux, il le découvre par leurs yeux. Ca n'empêche pourtant pas les protagonistes de retrouver rapidement leur caractère bien trempé, qui va pimenter la lecture.

Une seule chose à dire : c'est un très bon moyen de terminer l'année, et vivement le tome 2.

mercredi 20 décembre 2017

Les Chroniques de Zi, tome 1 : Phelan - Jean-François Chabas


Au royaume des Mille Lacs, une sorcière enlève le bébé princier. Elle s'apprête à le dévorer, quand, soudain, l'enfant l'interpelle…
Bien des années après, dans un village, Phelan, un adolescent expert au maniement de l'épée, tombe amoureux fou de la farouche princesse Nara. Il lui a suffi de l'apercevoir, alors qu'elle venait visiter les Mille Lacs depuis son lointain royaume des Trois Vagues. Or le cheval de la princesse s'est emballé et l'a entraînée dans les Monts Jaunes, à la merci de l‘Ogre qui y règne… Personne n'est jamais ressorti vivant de ces montagnes.
Mais Phelan ne peut abandonner l'amour de sa vie. Il se met en route pour sauver la princesse, accompagné de son meilleur ami Turi, aux cheveux bleus, dont la force n'a d'égale que la susceptibilité. Avant même d'atteindre les Monts Jaunes, leur route est truffée d'obstacles et de rencontres plus inquiétantes les unes que les autres. Sans compter que, sur leur chemin, plane l'ombre d'une mystérieuse sorcière…

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A paraître en janvier, ce roman m'avait été présenté comme un "phénomène drôle, parodiant la fantasy avec originalité"... On repassera pour le phénomène, pour la parodie réussie, et pour l'originalité.

Les Chroniques de Zi, ce qu'il faut en retenir, c'est une couverture magnifique qui va appâter le lecteur. J'adore la regarder, elle est vraiment sublime. C'est l'exemple type du "ne pas se fier à la couverture". Le livre se découpe en deux parties : une première chiante à mourrir, que j'ai fini par lire en diagonale pour aller plus vite alors qu'elle fait moins de 50 pages. Ce ne sont que des descriptions d'une scène d'action, probablement la moins intéressante que j'ai pu lire.

La deuxième partie est plus sympa, pour le coup je l'ai vraiment appréciée, mais on ne peut pas dire qu'elle soit originale. Ou alors elle l'est pour les ados de 13 ans qui sont censés être le public visé ? Ok, pour une fois, je suis peut-être un peu trop âgée pour me projeter. Ou alors, j'aime tellement la Fantasy, que je ne peux pas en lire et me dire "je fais ça pour le boulot, je ne dois pas être trop exigeante". Raté, quand j'aime quelque chose, j'aime que ce soit bien fait. Je n'arrive pas à lire de la Fantasy et à ne pas en attendre beaucoup de l'auteur.

Bilan ? Si vous n'avez pas 13 ans, passez votre chemin. Si vous les avez, je veux bien votre avis, savoir si c'est juste moi, ou si ce livre n'est vraiment pas terrible.

mercredi 13 décembre 2017

Paris est tout petit - Maïté Bernard



Inès veut entrer à Sciences-Pô. Elle habite en banlieue, est musulmane et, l'année de son bac, trouve un job de femme de ménage chez les Brissac, une famille très aisée qui vit dans le 7e arrondissement de Paris. À la fin de son premier jour de travail, le fils aîné d ela famille, Gabin, la raccompagne et ils s'embrassent dans l'ascenceur.

"Paris est tout petit pour ceux qui, comme nous, s'aiment d'un si grand amour." Inès et Gabin font de cette phrase leur credo.

Et puis le soir de l'attentat du Bataclan, le pire se produit. Dès lors, leur histoire prend d'autres couleurs, celle de l'après.

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On ne peut pas faire plus hors sujet sur ce blog que ce livre : de la jeunesse, et pas d'imaginaire. Autant annoncer tout de suite : je ne suis pas dans mon élément. Mais avec cette nouvelle année qui arrive, j'ai décidé de ne pas lire QUE les nouveautés en imaginaire ados, et de ratisser un petit peu plus large, afin de répondre à une clientèle, elle aussi, un peu plus large (comment ça, tous les ados n'aiment pas la même chose que moi !?)

J'ai commencé cette super résolution avec un livre au thème un peu particulier et pour lequel j'avais beaucoup d'attentes.
Paris est tout petit est l'histoire de Inès, qui rencontre Gabin alors qu'elle débute un boulot de femme de ménage chez lui. Elle, elle prépare Science Po, elle est musulmane et vit en banlieue. Elle fait tout pour sortir des préjugés et des clichés. Lui, il est bobo parisien, ses parents sont riches, et il a une phobie scolaire. Tout les opposes, mais tout les attire... jusqu'au tristement fameux 13 novembre, lorsque les attentats du Bataclan vont faire basculer leur vie.

L'histoire est prenante, perturbante, et en même temps j'ai trouvé qu'il manquait un petit quelque chose, car je n'ai pas réussi à partager les sentiments et les sensations de Inès. Je n'ai pas ressenti de peine, de peur ou de deuil, alors que les événements relatés ont touché chacun d'entre nous, d'autant plus que je suis une vraie pleureuse quand je lis des histoires tristes. J'ai été touchée mais pas transportée. J'attendais beaucoup plus de choses.

Par contre, le livre m'a quelque peu réconcilié avec Paris : j'ai du mal avec cette ville, car j'ai tendance à n'en voir que les mauvais côtés. J'y ai des mauvais souvenirs, un accident, et quelques autres choses qui font que je n'y passe que quand j'ai le choix, mais l'amour de Gabin pour la capitale a été communicatif : je suis prête à lui laisser une vraie seconde chance et à voir son plus beau jour.

La photo est de moi, car la couverture n'est pas encore disponible.
Livre à paraître en février 2018.

mardi 5 décembre 2017

Citoyen de la Galaxie - Robert Heinlein


Dans la Galaxie l'esclavage est pratique courante. Le jeune Thorby,
orphelin, se trouve vendu aux enchères sur le marché de la planète capitale.
Mais son nouveau propriétaire, Baslim, se révèle différent de ce que son aspect de vagabond unijambiste laisse croire : abolitionniste, il espionne pour le compte de la Ligue des Libres Marchands.
Quand les autorités impériales confondront Baslim, qui a adopté Thorby, ce dernier devra fuir à travers les mondes innombrables de cette Galaxie hostile.

Lui reste à découvrir la vérité sur ses origines...

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Je découvre seulement Robert Heinlein, dont j'avais entendu parler pour la première fois dans Morwenna de Jo Walton (aka le livre qui est dans mon top 3 de tous les temps). J'avais peur que le style et l'histoire aient mal vieillis, ou alors de ne pas lire le livre le plus représentatif de l'auteur et d'être déçue (je l'ai trouvé à un festival de musique, sur un stand humanitaire, c'était le seul livre de SF de tout le stand, j'ai pris ça comme un signe que ce livre était pour moi).

Je crois que je suis rarement rentrée aussi rapidement dans une histoire de SF qui a plus de 50 ans. Dès la première page, j'avais envie de savoir ce qui allait se passer, je visualisais le décors. J'ai été à fond pendant toute ma lecture.
Le style est parfait, mesuré, juste comme il faut : il y a des descriptions quand elles sont nécessaires, et elles ne sont pas là quand elles ne seraient pas pertinentes.
De plus, l'auteur donne des précisions scientifiques à son récit : on a le droit à pas mal d'explications physiques et mathématiques, qui peuvent être un peu repoussantes, mais qui sont suffisamment courtes et claires pour que ceux que ça intéresse comprennent. 

Pour ce qui est de Thorby, je me suis aussitôt attachée à ce petit gars malmené par la vie. J'aime beaucoup les histoires où on voit grandir un personnage, où il prend en maturité.
Thorby m'a tellement émue par moments, que je me suis retrouvée à avoir la gorge nouée dans certains moments où il se sentait mal (et bizarrement, pas ceux auxquels on pourrait penser). 

Le seul (gros) problème de ce livre est que je n'ai pas accroché à sa fin : les cent dernières pages ne m'ont pas intéressées. Ou plutôt, si, mais je partageais le sentiment du personnage : partir au plus vite retrouver sa vie, celle qui l'aime, et laisser derrière lui cette famille à qui il ne doit rien et qui est si hypocrite. Là, je suppose que c'est le talent de l'auteur, car je partageais chaque sentiment de Thorby. Mais j'aurais tout de même voulu que la fin soit différente. 

Je le recommande vivement, cette histoire est très sympa à lire.