jeudi 16 octobre 2014

L'Assassin Royal, deuxième époque - Robin Hobb

L'Assassin Royal, deuxième époque
Auteur : Robin Hobb
Éditions : Baam!, Pygmalion, J'ai Lu.
Genre : Fantasy
Description :
Quinze ans ont passé... Loin de la cour, et le cour blessé, Fitz s'est retiré dans une chaumière isolée avec son unique et fidèle ami, le loup Oeil-de-nuit. Mais des visiteurs inattendus viennent le troubler dans cette retraite Umbre, son vieux mentor, Astérie, la ménestrelle et accessoirement sa maîtresse, et le fou. Tous trois le supplient de revenir à la citadelle de Castelcerf où règne Kettriken pendant la minorité de son fils. Ce dernier, le prince Devoir, a mystérieusement disparu. En acceptant de partir à sa recherche pour le ramener au château de ses aïeux, Fitz s'engage dans de nouvelles aventures. Car le prince a été envoûté par une secte qui poursuit de sombres visées sur le royaume et menace de déclencher une terrible guerre civile. A nouveau, le bâtard, déguisé sous les habits d'un valet, est donc conduit à servir, jusqu'au péril de sa vie, des princes auxquels l'attachent les liens du sang. Et, pour faire face aux menaces qui surgissent de toutes parts, il doit se démultiplier sans jamais pouvoir trouver le repos auquel ses années de service lui donneraient pourtant droit.

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Deux ans... c'est le temps qui se sera écoulé entre ma lecture de la première et de la dernière ligne de l'Assassin Royal. Deux ans pour lire 4 intégrales, soit 13 tomes, 200 chapitres, 4175 pages.

L'Assassin Royal, c'est l'histoire d'une vie, d'une famille et d'un monde ; l'histoire de plusieurs générations, mais surtout l'histoire d'un homme. FitzChevalerie Loinvoyant. Tom Blaireau, Bien-Aimé, Keppet ; il aura connu bien des noms. Il m'aura fallu deux dans pour lire le récit de sa vie car je ne voulais pas la bâcler. Fitz a rejoint les rares personnages qui ont, et vont encore longtemps, marquer ma vie. Plus qu'un personnage de roman, j'ai l'impression que c'est quelqu'un que je connais, un ami très proche ; que j'ai vécu sa vie et connu ses pertes. Je l'ai accompagné dans toutes ses souffrances et j'ai été témoin de ses moments de bonheurs.
Les longs chapitres, le style de Hobb et les nombreux échos au passé des personnages m'ont aidé bien sur à étaler ma lecture sur des mois car, à aucun moment, en fermant les livres pour parfois de nombreuses semaines, je n'ai craint d'oublier des détails de l'histoire.
Autant vous dire que cette série me touche très profondément.

J'avais déjà rédigé une chronique sur la première époque, qui correspond aux tomes 1 à 6, que je vous invite à lire ici :)
Je ne vais pas argumenter de nouveau sur le style de l'auteur ou les personnages car je n'ai pas grand chose à ajouter dessus. J'ai pourtant continué de m'émerveiller au fil des pages de la complexité du récit et de l'imagination de Robin Hobb. C'est un chef d'oeuvre qu'elle a créé et je mets au défi quiconque de prétendre le contraire.
Cette deuxième partie des récits de Fitz a sa propre intrigue : le problème "Royal" a été réglé depuis longtemps, mais après 15 ans de solitude, Fitz est rappelé à Castelcerf pour aider la Reine Kettriken à retrouver son fils, le prince Devoir, disparu.
J'avais commencé cette deuxième époque avec la crainte de la trouver moins bien que la première, mais j'ai rapidement constaté que ce n'était que sa continuité. Les personnages étaient toujours les mêmes, ils avaient juste grandis. Tout était absolument logique et, si j'avais peur de ne pas aimer les nouveaux personnages, je dois avouer qu'ils ont tous été intégrés avec savoir-faire.

Robin Hobb répond à de très nombreuses questions, une infinité même. Tout s'explique, tout se résout et elle nous laisse avec un sentiment de plénitude, qui empêche de regretter que ça soit déjà la fin.

Cette série est, je crois, ma série de Fantasy préférée à ce jour. Je pense aussi qu'il sera très dur de la déloger !

1 commentaire:

  1. J'ai pris sans conviction l'apprenti assassin puis je me suis laissé entraîné par l'histoire durant tout le premier cycle d' assassin royal. C'est extraordinaire car il y a des longueurs nécessaires au récit, on suit le "quotidien" d'un héros. Qui doit apprendre à grandir seul, à effectuer ses sales besognes tout en voulant s'en détacher, aimer mais sans parvenir à fonder un foyer ... On ne peut pas haït Fitz. Il a été arraché, formater pour ses missions. Toute son enfance, tant de sacrifices et une vie relativement solitaire ne peuvent pas rendre Fitz détestable, ni même pénible. On a envie de voir jusqu'où il peut aller. Un feuilleton. Finalement ce n'est pas tant l'enjeu mais l'évolution du/des personnages et les dilemmes personnels et moraux que Fitz rencontre tout au long de sa route.

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