jeudi 4 décembre 2014

Les gens heureux lisent et boivent du café - Agnès Martin-Lugand

Les gens heureux lisent et boivent du café
Auteur : Agnès Martin-Lugand
Édition : Michel Lafon
Genre : Littérature française
Description :
"Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. […] J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux."
Diane a perdu brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.
L’histoire de Diane nous fait passer par toutes les émotions. Impossible de rester insensible au parcours tantôt dramatique, tantôt drôle de cette jeune femme à qui la vie a tout donné puis tout repris, et qui n’a d’autre choix que de faire avec.

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Aaaaah Agnès Martin-Lugand... Je crois que j'aime cette femme !
Phénomène de l'auto-édition, ce roman est son premier et est devenu célèbre grâce au bouche-à-oreilles, pour qu'ensuite les droits soient rachetés par Michel Lafon, puis par de nombreux pays pour une traduction. Ses romans ne sont pas les seuls à être une inspiration, sa carrière d'écrivain l'est aussi énormément.
C'est encore une fois un coup de cœur qui aura été dévoré en quelques heures. L'écriture de Madame Agnès est d'une fluidité qui empêche de reposer le livre : on est happés dès les premières lignes dans l'histoire et dans la vie de l'héroïne. Les relations et émotions décrites sont d'une justesse étonnante.

Les gens heureux lisent et boivent du café est le nom du café littéraire que Diane a monté avec son meilleur ami, Félix. Café qu'elle laisse à l'abandon le jour où un accident de voiture tue son mari et leur fille d'une dizaine d'années. Diane a pas loin de trente ans et est au bord du gouffre, ayant perdu toute raison de vivre.
Un an après le drame, alors qu'elle cherche un moyen d'échapper à Félix, qui met tout en œuvre pour lui redonner le goût à la vie, elle décide de partir s'exiler en Irlande, où elle espère pouvoir sombrer librement.

Le récit est simple et délicat, on n'entre pas dans la tête de Diane, on ne rencontre pas ses démons intérieurs, on parvient même parfois à oublier quelques secondes le drame qui l'a touché, tout comme elle. L'auteur n'essaye pas de nous montrer comment faire pour se reconstruire, elle dit juste à sa manière que c'est possible, il suffit d'accepter de tourner la page, aussi dur que ça puisse être. L'histoire de Diane pourrait être celle de n'importe qui malheureusement, il n'est donc pas très dur de se projeter dans le récit et les larmes peuvent arriver très (très!) rapidement :)

On est proche du coup de cœur pour moi, donc, même si l'histoire m'a un peu moins touchée que Entre mes mains le bonheur se faufile, car je m'identifiais beaucoup plus à Iris. Elle reste prévisible mais pourtant pas moins agréable à lire !

3 commentaires:

  1. "Aaaaah Agnès Martin-Lugand... Je crois que j'aime cette femme ! ": A peine lu la première phrase de ton article, j'avais déjà envie de découvrir cet auteur. Bien joué ;)
    Cela dit je suis perturbée à chaque fois que je vois ce livre, dont la couverture est bien trop proche de celle de "Rien ne s'oppose à la nuit" (en parlant de coup de coeur, celui-là l'a été pour moi), de Delphine de Vigan.

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    1. Je confirme que les couvertures se ressemblent beaucoup !
      J'y jetterai un œil à l'occasion, merci du conseil :)

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    2. http://www.bizzetmiel.com/2014/09/delphine-de-vigan-rien-ne-soppose-la.html
      Au cas où :)

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