samedi 18 juillet 2015

Le Meilleur des Mondes - Aldous Huxley

Le Meilleur des Mondes
Auteur : Aldous Huxley
Genre : Science-fiction, Anticipation
Édition : Pocket
Description :
Bienvenue au Centre d'Incubation et de Conditionnement de Londres-Central. À gauche, les couveuses où l'homme moderne, artificiellement fécondé, attend de rejoindre une société parfaite. À droite : la salle de conditionnement où chaque enfant subit les stimuli qui plus tard feront son bonheur. Tel fœtus sera Alpha – l'élite – tel autre Epsilon – caste inférieure. Miracle technologique : ici commence un monde parfait, biologiquement programmé pour la stabilité éternelle... La visite est à peine terminée que déjà certains ricanent. Se pourrait-il qu'avant l'avènement de l'État Mondial, l'être humain ait été issu d'un père et d'une mère ? Incroyable, dégoûtant... mais vrai. Dans une réserve du Nouveau Mexique, un homme Sauvage a échappé au programme. Bientôt, il devra choisir : intégrer cette nouvelle condition humaine ou persister dans sa démence...

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Je ne sais pas tellement par quel bout prendre ce livre. Premièrement, je ne sais pas trop si j'ai aimé ou non, disons que mon avis est mitigé.

L'aspect visionnaire de l'histoire, qui a tout de même été écrite en 1931, si on la remet dans son contexte, c'est un chef d'oeuvre absolu. Cependant, cette idée et cet aspect de la société ont été tellement repris par la suite que, finalement, il n'y a plus de surprise à l'histoire.
J'ai eu l'impression de lire un Silverberg tant c'est semblable aux Monades Urbaines sur tous les points de vue. Le problème, c'est que cette lecture qui aurait pu être une grosse claque est devenue banale car il en existe des dizaines comme ça maintenant.
La fin est le même genre de fins qui a été fait par la suite, du coup elle m'a laissée perplexe, je ne l'ai pas trouvée à la hauteur du roman. C'est une fin qui n'en est pas une, finalement.

Autre élément : Shakespeare est à l'honneur, et je n'ai jamais lu une seule de ses oeuvres en entier (shame on me !). Je suis passée un peu à côté des références, même si le texte en lui-même permettait de les comprendre. Cet aspect aurait pu être un point super-positif si seulement j'étais une incollable de l'auteur.

Mais sinon, si on enlève ces aspects là qui gâchent ma lecture, mais n'enlèvent pas la qualité générale, c'est une super histoire qui a du faire parler d'elle au moment de la publication (bon la preuve est que le livre a été pas mal censuré...).
Dans cette société, chacun pense à son bonheur et à ce que la vie soit simple. C'est une société de consommation, de libertinage et où tout le monde réagit en masse. Les gens ne sont plus jamais seuls, ne font rien par eux-mêmes parce qu'ils ont été conditionnés à être ainsi. Je ne sais pas vous, mais moi ça me rappelle franchement quelque chose ! On vit actuellement dans un monde où chacun pense à son petit bonheur et son confort et à avoir le dernier téléphone à la mode, et tourne le dos à quiconque essayerait de les sortir de leur bulle.

Dans le Meilleur des Mondes, ces éléments perturbateurs n'existent presque pas, car les naissances sont plus que contrôlées, mais si par malheur il y en avait, on s'en débarrasse rapidement.

Finalement, Huxley propose une sorte de solution aux malheurs des gens et aux inégalités, mais une solution plus que discutable.
C'est une super histoire qui pousse à réfléchir, mais finalement à lire que si on n'a pas lu beaucoup de choses dans le même genre.

Cette lecture participe au challenge 2015
de Lecture Imaginaire

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