mercredi 28 octobre 2015

Les Royaumes du Mur - Robert Silverberg

Les Royaumes du Mur
Auteur : Robert Silverberg
Genre : Science-fiction
Edition : Livre de Poche
Description :
Le Mur est une montagne qui perce les basses couches de l'atmosphère et pointe sa cime vers l'espace.
Pourtant, chaque année, quarante jeunes aventuriers partent à sa conquête dans l'espoir de parler aux dieux détenteurs de la sagesse, qui habitent son sommet presque inaccessible.
Personne n'est jamais revenu.
Mais Poilar Bancroche, cette année-là, a été choisi pour commander les quarante.
Et affronter les royaumes du Mur qui en protègent le secret.
Sur une autre planète, évidemment.


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Quatrième roman que je lis de ce cher Silverberg et je suis toujours aussi conquise par son œuvre. Auteur plus que prolifique, qui écrivait parfois plusieurs romans par an, il parvient à toujours surprendre son lecteur, tout en gardant une constance d'écriture qui permet de reconnaître sa patte.
Les Royaumes du Mur est une nouveauté pour moi : jusqu'ici je n'avais lu que des écrits se déroulant dans notre futur plus ou moins lointain, alors qu'ici on se retrouve sur une autre planète, sans lien apparent avec notre monde. Son univers fait un peu penser à la Fantasy car il semble dénué de toute technologie, mais on est très loin des batailles et autres récits classiques du genre. Non, ici on suit une histoire plutôt simple, celle de Poilar Bancroche (un nom qui pourrait être tiré d'un roman de Pratchett !) qui est destiné à devenir Pèlerin et à gravir le Mur, accompagné de 39 acolytes. Mais le Mur, qu'est-ce ? Ni plus ni moins qu'une montagne, mais dont on ne sait rien. C'est la tradition d'envoyer tous les dans 40 pèlerins le grimper, dans l'espoir qu'ils rencontrent les dieux à son sommet.
Sauf que très peu en sont revenus, et ceux-ci n'avaient plus toute leur tête.
Poilar va donc à l'assaut de ce Mur empli de mystère, et il va de surprise en surprise, sachant qu'aucune n'est vraiment réjouissante.

C'est un bon roman d'apprentissage, où le héros va découvrir au fil des événements ses limites, mais aussi des secrets qu'il n'aurait jamais voulu percer. Il apprendra aussi à se connaître en tant que chef du groupe et que ses actes ont des conséquences. En dehors de la quête initiale de l'histoire, quelque chose d'humain s'en dégage : chaque "épreuve" fait ressortir un trait de caractère (je n'en dit pas plus ;) ) et le pousse à se remettre en question. Le problème, je ne sais pas si c'est du au fait que le bouquin ait été écrit il y a 23 ans ou si c'est du à la distance qu'on a avec les personnages, c'est qu'on ne s'identifie pas tellement à Poilar. J'ai trouvé son caractère très souvent insupportable et je ne comprenais pas ses réactions, car les descriptions manquaient d'humanité. Cet aspect est récurent dans les romans de Silverberg, c'est d'ailleurs le défaut majeur que je leur trouve.

A cela, il faut ajouter toute la dimension religieuse de l'histoire, qui est une quête pour aller à la rencontre des Dieux. Je dois avouer que pendant toute ma lecture c'est cet qui m'a le plus motivé à finir l'ouvrage : découvrir ces Dieux inconnus qui habitent sur le Sommet du Mur... et je dois avouer que la fin ne m'a pas du tout déçue, mais m'a au contraire beaucoup secouée sur de nombreux aspects.

En bonus, l'histoire est agrémentée d'une préface très intéressante de Gérard Klein, le directeur de la collection SF des éditions Livre de Poche, qui porte sur le roman d'apprentissage dans la science-fiction ; mais aussi une dédicace à Ursula K. Le Guin, une des auteurs que j'ai le plus envie de découvrir profondément (deux lectures ne suffisent pas à dire qu'on aime un auteur, n'est-ce pas ?)
Ce ne sont deux points positifs qui m'ont fait aimer le livre avant même de commencer l'histoire.

Cette lecture participe au challenge 2015

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