mardi 26 juillet 2016

Un Bonheur Insoutenable - Ira Levin

Demain, les nations auront aboli les guerres et la misère. Mais à quel prix ?
Gouvernés par un ordinateur géant, les hommes sont - à l'aide d'un traitement hormonal - uniformisés, privés de toute pensée originale.
Dans cet univers où il n'existe que quatre prénoms différents pour chaque sexe,
le jeune LI RM35M4419 hérite de son grand-père d'un étrange cadeau : un surnom, Copeau.
C'est le début pour lui d'une odyssée qui l'amènera d'abord à s'accepter en tant qu'individu, puis à se révolter.
Il n'est pas seul, mais lui et ses compagnons seront-ils assez forts pour lutter contre UniOrd, le super-cerveau de cette humanité déshumanisée ?

xxx


Quel bonheur ce retour à de la science-fiction après tant de romans pour la jeunesse ! Une lecture de plaisir au milieu du travail, une dystopie comme je les aime, et en plus de ça la satisfaction de voir le premier livre ayant rejoint ma PAL cette année passer dans la catégorie des "livres lus".

Que de bonnes conditions pour apprécier un livre !
Je crois que cette lecture m'aura fait passer par tous les stades, du "c'est un coup de coeur" au "bon, ça fini quand ?". A certains moments, j'avoue avoir pensé qu'il aurait pu être plus court. Et en même temps, quand je lis une dystopie, j'ai tendance à vouloir les rallonger un peu, et qu'elles gagnent en densité. Le résultat est que je suis une éternelle insatisfaite !

Evidemment, en dystopie, on a toujours lu mieux. Mais j'ai aussi lu tellement moins bien !
Pour moi ce livre est :
  • plus abordable que 1984 (un peu trop philosophique par moments)
  • plus profond et développé que Fahrenheit 451 (qui passe beaucoup trop vite !)
  • plus actuel que Le Meilleur des Mondes (j'ai trouvé qu'il n'était pas très réaliste à notre époque)
  • moins simpliste que Les Monades Urbaines (qui est mon coup de coeur, hein !)
Le tout enrobé de l'essence même du livre : la quête du bonheur et de l'être parfait, mais avec une dose de réflection nécessaire à nous remettre en question, sans trop pousser non plus, avec un personnage principal réaliste et attachant. On change un peu de la dystopie classique, ici le contrôle se fait par les émotions, mais aussi les hormones, et cela apporte un vrai lot de frustration par moments. Et plus que tout, cette lecture nous fait aimer ces dites émotions, et les chérir, ainsi que tous nos défauts qui nous rendent si humains.

Tout ça pour dire que ce livre est LE livre avec lequel il faut commencer à lire des dystopies et qu'il est à mettre entre toutes les mains, surtout celles des personnes n'aimant pas la science-fiction ;)

3 commentaires:

  1. J'aime bien ton tableau des comparaisons avec les autres oeuvres, on sait tout de suite à quoi s'en tenir ^^. Je rattraperais celui-là un jour sans doute...

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    1. Je te le conseille !
      Le mieux bien sûr est de le lire quand on ne connaît pas bien la dystopie je pense. Mais même pour les amateurs c'est un régal :)

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