vendredi 12 août 2016

Terre et Fondation - Isaac Asimov



"La Terre.
Tout porte à croire que le légendaire berceau de l'humanité se trouve au coeur d'un vaste plan à l'échelle galactique, destiné à garantir en coulisses la pérennité de la civilisation : une synthèse parfaite entre le matérialisme de la Première Fondation et le mentalisme de la Seconde, mise en oeuvre par une mystérieuse puissance. Mais comment trouver une planète que beaucoup croient mythique, et dont toute trace a inexplicablement disparu des archives galactiques ?"

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Lire Fondation est une sacrée épreuve en soi. C'est une super série, mais qui n'est pas évidente, non pas par sa complexité mais par sa lenteur, sa taille et l'ampleur de ce qu'elle représente. Le récit se déroule sur plus de 500 ans tout de même. Je dois avouer que j'ai beaucoup décroché, je me suis souvent demandé où tout cela allait nous mener, et j'ai éparpillé ma lecture de 5 tomes sur huit mois.
Après un début compliqué, j'ai fini par vraiment m'attacher à cette histoire hors du commun et à ses générations de personnages. Mais s'il en est que j'ai vraiment appréciés, ce sont les héros des deux derniers tomes, Trevize et Pelorat. Cependant, je trouve que ces deux derniers volumes font perdre un peu de vue le plan Seldon et l'histoire d'origine, pour se concentrer sur des choses qui ne sont pas forcément liées au premier abord.
Dans ce dernier volet, ils partent en quête des Origines, à la recherche de la Terre. Je n'ai pas tout trouvé passionnant cette fois-ci, contrairement au précédent, et j'ai un peu eu l'impression de ne plus lire du tout le même cycle qu'au tout début (tant mieux d'ailleurs, parce que j'ai largement préféré la fin). Je pense que ce changement est dû au fait que l'auteur a fait une longue pause entre le 3e et le 4e tome, et qu'il pensait à l'origine écrire une trilogie. On sent un changement d'objectifs et de maturité par rapport à son oeuvre.

En tant que dernier volume de la saga, Terre et Fondation a aussi sur ses épaules de la clore, et de manière cohérente. Sauf que, quand on s'égare un peu pendant deux tomes, comment raccrocher le tout à la fin ? c'est un peu ce que je me suis demandée, jusqu'aux 100 dernières pages d'ailleurs. J'avais beaucoup d'exigences car j'avais beaucoup de questions en suspend, notamment sur tout ce qui a trait au plan Seldon et aux 500 dernières années qui lui restaient avant l'arrivée d'un nouvel empire galactique.

Finalement, je dois avouer que j'ai été plutôt satisfaite des réponses, même si j'ai trouvé ça trop expédié une fois arrivée dans les dernières pages. Ce qui m'a satisfait, par contre, ce sont les toutes dernières lignes... cette fin, ah mais quelle fin ! J'en ai eu la chair de poule pendant un moment car une phrase suffit à créer une ouverture tellement énorme qu'elle en fait mal au ventre.  C'est le genre de fin qui fait poser son livre pour crier un haut et fort "pourquoi j'ai finiiiiii ????" haha !

Malgré tout, je suis assez contente d'avoir terminé cette lecture. Je mets un chef d'oeuvre derrière moi, et une nouvelle idée me trotte déjà en tête : lire les Robots ;)

2 commentaires:

  1. Heureusement que je n'ai pas cet ultime tome en ma possession, car tu m'as donné envie d'en lire les dernières lignes (et je me serais alors un peu gâché la saga, à peine entamée de mon côté) ^^

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    1. Ah mais c'est tout le tome 5 qui emmène à cette conclusion saisissante :) si tu la sors du contexte, elle le sera beaucoup moins ! Ne gâche pas ton plaisir surtout :D

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