mercredi 29 novembre 2017

La Porte des Enfers - Laurent Gaudé


Au lendemain d'une fusillade à Naples, Matteo voit s'effondrer toute raison d'être. Son petit garçon est mort. Sa femme, Giuliana, disparaît. Lui-même s'enfonce dans la solitude et, nuit après nuit, à bord de son taxi vide, parcourt sans raison les rues de la ville.

Mais, un soir, il laisse monter en voiture une cliente étrange qui, pour paiement de sa course, lui offre à boire dans un minuscule café. Matteo y fera la connaissance du patron, Garibaldo, de l'impénitent curé don Mazerotti, et surtout du professeur Provolone, personnage haut en couleur, aussi érudit que sulfureux, qui tient d'étranges discours sur la réalité des Enfers. Et qui prétend qu'on peut y descendre...

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Aujourd'hui, jour exceptionnel, je vous parle du livre préféré de l'auteur préféré de mon papa. Je suis baignée dans la lecture depuis toujours, mais pourtant ce n'est pas quelque chose que je partage beaucoup avec lui ("science-fiction" se résume pour lui à des histoires inutiles avec des monstres, je vous raconte pas les conversations qu'on peut avoir ensemble......). Lorsque j'ai découvert que son cher Laurent Gaudé était présent à la Foire du Livre de Brive, je me suis dis que ce serait l'occasion de découvrir quelque chose de nouveau, et en même temps d'avoir un de ces moments père-fille qu'on a étrangement beaucoup moins en grandissant et en habitant chacun à un bout de la France.

Finalement, je me rends compte qu'avec mon cher papou, on a des goûts communs en matière de littérature. L'écriture de Laurent Gaudé est sublime, simple, efficace. L'auteur nous happe dès les premières lignes dans un tourbillon de pensées, dans une atmosphère pesante et essoufflante.
La presque absence de dialogues nous entraîne à l'intérieur même des personnages, dans leur monde et leurs pensées, là où les autres protagonistes n'ont pas leur place. On a une histoire qui se centre sur l'Individu, son vécu, ses émotions, sa perception du monde. J'ai trouvé ça très fort.

Le thème m'a aussi beaucoup plu, car le livre parle de deuil, d'acceptation et un peu de recherche de soi. Pourtant je dois avouer que je suis restée un peu sur ma faim. La parenthèse dans mes habitudes de lecture m'a fait du bien, j'ai eu le sentiment de souffler en m'éloignant de mon travail et en allant vers une littérature que j'ai tendance à bouder, mais qui me fait de l'oeil. Malheureusement, ça ne suffit pas à ce que la lecture passe de "divertissante" à "bonne". Elle reste encore trop loin de mon élément pour que j'accroche complètement.


(Petite parenthèse finale, j'ai aussi noté beaucoup de similitudes avec ma lecture précédente : La Mort du Temps, qui parle de deuil, de refus d'accepter la mort d'un proche et de ce qu'on est prêt à faire pour l'autre. Le tremblement de terre est aussi dans la thématique. Donc le grand mystère à résoudre est de savoir si Aurélie Wellenstein avait lu La Porte des Enfers avant d'écrire son roman...?)

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